[Résumé Chapitre : 0] La désascension des Héros
Le Portail semblait aussi anodin que quelques planches et quelques pierres taillées mises ensemble pour former un édifice avec une structure similaire à celle d'un portail vers le Nether. Un très faible aura s'élevait en dehors du portail, presque invisible à l'oeil nu. Néanmoins, après tout les efforts fournis pendant que nous étions encore bloqués sur les îles, nous ne pouvions pas douter. Alors, après quelques discours, Leo ouvrît la voie, moi-même le suivant, puis vint kiki, et enfin lavelo.
A notre grande surprise, nous n'étions d'abord pas sur la terre ferme.
En effet, en guise de "station d'accueil", nous disposions de quelques îles flottantes, dont la seul qui nous était accessible était celle sur laquelle nous avions été transportés. Sur cette même île, nous fûmes confronté à un premier obstacle : une oeuvre des pires démons imaginable ; une Bibliothèque.
En effet, cela peut paraître plutôt... Tendre, pour une oeuvre de démon, mais, la bibliothèque en elle-même n'est rien. Une fois le dédale de livres minutieusement traversé, nous nous avions devant nous un gâteau, ainsi qu'un livre indiquant : "Ceci est un cadeau pour le Maitre.".
Me reconnaissant volontiers à cet interpellation littéraire, je me précipita vers le gâteau, et en prit une part, puis deux, puis trois. Alors les regards se tournèrent vers moi, les gens avait les yeux écarquillés ; j'avais 12 ans.
En mangeant un simple gâteau, j'étais passé de la cinquantaine à l'enfance en quelques seconde. Le gâteau, sûrement empoisonné d'un élixir de jouvence ou autre magie, en étant la seule cause envisageable. Toutefois... L'expédition ne pouvait se permettre de trop se ralentir autour d'un évènement, peu importe son envergure, l'enjeu pourrait être trop important. Après nous être malgré tout attardé sur le problème, nous poursuivîmes notre chemin en descendant par ce que les autochtones avaient dénommée un "ascenseur magique". Bref, juste une cascade d'eau comme il en tombait tant des plaines de Leopowly.
Une fois en bas, nous arrivions à l'entrée des 4 tunnels de la destinée. Il y avait le mien, celui de Leo, de Kiki, et de Lavelo. Chacun emprunta celui qui lui était désigné et une fois sorti personne ne fit demi-tour, tous l'air déterminer à continuer l'aventure jusque là où il le faudrait. Suite à cela, nous parcourûmes les plaines à travers un chemin tracé par les pas des voyageurs et des caravanes qui devaient être régulières, sans toutefois nous laisser les apercevoir. Le destin voulut qu'au croisement, nous prîmes la décision de nous engager vers Sleepywood, une forêt aux arbres démesurément grands, à la végétation luxuriante, plongée dans les ténèbres et le chaos des monstres qui semblaient dominer le lieu. La traversée fut une véritable peine à supporter, dans le nouveau corps dont je devais faire usage malgré tout.
Les monstres étaient en quantité assez phénoménale, nous n'en croiserons d'ailleurs à plus aucun moment une telle quantité, comme si le chemin n'avait plus été utilisé depuis des lustres! Les décors de la jungle étaient impressionnants! Celle-ci était parsemée de trésors cachés, d'arbres creux dans lesquels on pouvait s'abriter, et les feuillages, ressemblaient vus d'en bas, à un ciel nocturne parsemé ici et là d'étoiles boisées. Par endroit, les feuillages étaient comme balafrés, laissant passé une forte quantité de lumière, suffisant à éclairer une grande zone. Notre chemin arriva finalement à un point d'arrêt.
Nous étions arrivés à un lac, à ciel parfaitement ouvert. L'eau en était potable, et nous pûmes remplir nos gourdes qui étaient vides depuis maintenant plusieurs heures. Le lac était entouré de quelques fleurs et de buissons divers, et était dominé par une immense racine qui jaillissait de la terre pour former une sorte de pont, comme si celle-ci contournait le lac par le haut. Sur cette même racine nous avions remarqué un panneau : "Carefour Caribou droit devant". Intrigués, nous n'en fîmes pas bruit rapidement, mais ce fut bien la seule et unique direction qui s'offrait à nous.
Très rapidement, nous découvrions un village peuplé de reptiles humanoïdes, de toute évidence parfaitement pacifistes : en effet, il ne nous causèrent aucun tord, et au contraire, ils nous furent part de leurs problèmes, et nous acceptions volontiers de leur venir en aide. Il fallait descendre la galerie de fourmis, mythique souterrain grouillant de nids de monstres, pour trouver leur chef et le ramener au bercail. Pour rentrer dans la tour, nous dûmes dans un premier temps monter au fin sommet de la Tour du Carefour, comme ils l'appellent, afin de prouver notre valeur et d'être autorisés à descendre dans la galerie de fourmis pour sauver leur chef.
La Tour du Carefour est un impressionnant et magnifique édifice, mêlant nature sauvage et chef-d'oeuvre d'architecture : le bâtiment est en fait une petite bibliothèque, implantée au dessus des restes creux d'un vieil arbre immense. L'ascension fut longue, fastidieuse, et ardue, mais notre groupe y parvint (sauf Lavelo, dont les talents primitifs ont été volés par la vie citadine. Quel gâchis.) finalement, et nous partions désormais vers les galeries de fourmis à la recherche du chef de Carefour.
La descente dans les tunnels naturels se fit par un accès, dissimulé sous une racine émergente, en pente parfaitement verticale, tandis que nous étions accrochés au lianes qui descendaient tout le long du "puits". Une fois arrivés en bas, et bien... Nous étions certainement tous bouche bées par l'immensité du lieu, le calme qui y régnait malgré le nombre incroyable de monstres et de créatures qui s'agitaient autour de nous, et par dessus tout, le murmure sonore, sourd, mais qui pénétrait nos esprit, qui régnait dans le lieu, et qui mettait mal à l'aise chacun de nous. (Cf. SleepyWood Theme)
Nous avancions linéairement dans les cavités, sans nous poser de question sur où nous allions, ni sur comment nous allions repartir. Nous avancions, c'est tout. La galerie était immense. Le brouillard de poussière omniprésent ne permettait pas de voir à plus de 20 mètres, mais nous savions toutefois que les parois du tunnel étaient d'une pierre qualifiable de faible, sablonneuse. Comme si elle avait été creusée par quelque chose ou quelqu'un dans le passé. Ici aussi, quelques coffres à butin étaient dissimulés, mais collecter des butins divers n'était guère notre principal objectif.
Surprise générale, derrière une cavité plus étroite que la normale, nous découvrîmes une grotte plus grande. Nous étions désormais dans une véritable salle, ou plutôt un vestige, avec des formes géométriques bien plus prononcées, prouvant l'ancien aménagement des lieux, ainsi que des escaliers, une mine abandonnée, et des monstres qui avaient trouvé fort bonne l'idée de rester ici, à attendre le passage du moindre aventurier malchanceux.
La bataille contre ces monstres fut incroyablement pénibles pour notre groupe, mais nous en fîmes le tour rapidement, grâce aux incroyables talents de berzerker de Leo. Nous continuions alors notre voix vers la fin de cette grotte, et nous arrivions finalement à une porte, dont la clé scellée, dont la clé était cachée dans les environs. Derrière cette porte, l'incroyable nous faisait face : Un pont grotesquement immense, par dessus un bassin de lave en fusion.
Notre réaction face à ceci fut indescriptible, mais au bout du couloir,une surprise plus grande nous attendait.
Une grande salle, avec une porte remplie de mystère, et Kokiris, le chef du Carefour Caribou.

